Zoom sur la Radio Numérique en Angleterre

19/08/2013 par Newsmeeting

Exactement comme en France, les résultats d’audience des radios en Angleterre viennent d’être publiés pour le 2eme trimestre 2013. Au Royaume-uni, l’organisme de référence s’appelle RAJAR (RAdio Joint Audience Research limited) et sa dernière publication donne les performances actuelles des radios du service public et du secteur privé.

Exactement comme en France, les différentes radios vont trouver les arguments pour s’auto-congratuler et se réjouir.

Mais il y a d’autres données qui sont très intéressantes à suivre dans ces publications régulières : celles qui concernent la façon d’écouter sa ou ses radios favorites. En effet, depuis la fin des années 90, le Royaume-Uni a été précurseur dans le lancement de la Radio Numérique Terrestre à grande échelle. Un lancement qui a été soutenu quelques années plus tard par de nombreuses et imposantes campagnes de promotion incitant les auditeurs à acheter les nouveaux récepteurs leur permettant de capter le signal DAB (Digital Audio Broadcasting).

RAJAR nous indique que pour ce second trimestre 2013, 36,8% des auditeurs ont déclaré écouter la radio digitale (dont 23,9% par DAB, 5,3% via une plateforme TV digitale, 6% par internet et 1,6% nsp). Ce chiffre était de 31,5% l’an dernier pour la même période.

Alors, suivant l’état d’esprit dans lequel on se trouve, on pourra disserter sur le fait qu’en 10 ans, la réception en FM a toujours conservé sa suprématie (58,6% ce trimestre, contre 61,1% l’an dernier) ou au contraire, on se dira que la baisse de la réception analogique est continue et inéluctable et que désormais, la radio en Angleterre se conjugue réellement avec la diffusion numérique et tous les avantages que cela apporte.

On notera au passage que le média radio se porte à merveille au Royaume-Uni avec une belle progression d’audience au global (analogique + numérique) et on jettera un œil vers les 23,5% des auditeurs qui ont déclaré écouter la radio via un téléphone mobile (42,9% des 13-24 ans).

Qu’on le veuille ou non, la consommation de ce média évolue et c’est une bonne chose !

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